
Résumé exécutif
Le 13 août 2024, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a déclaré l'épidémie de variole comme une urgence de santé publique de sécurité continentale (USPSC). Le lendemain, l'OMS l'a déclarée urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Une réponse coordonnée à l'échelle continentale est essentielle, menée conjointement par l'Union africaine (UA), par l'intermédiaire du CDC Afrique, et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), en étroite collaboration avec les partenaires internationaux, dans le cadre d'un plan, d'un budget et d'un système de suivi unifiés.
Ces trois dernières années, le nombre de cas de variole en Afrique a augmenté en raison d'une transmission interhumaine accrue et de capacités de riposte insuffisantes. Parmi les principaux obstacles figurent une surveillance déficiente, des capacités de laboratoire limitées, des pratiques de prévention des infections inadéquates, une faible sensibilisation du public, une implication communautaire insuffisante et des pénuries de vaccins et de traitements. La fragilité des systèmes de santé et l'insuffisance des financements aggravent ces problèmes.
Pour faire face à cette épidémie, une réponse coordonnée à l'échelle continentale est essentielle. Il a été convenu que cette réponse serait codirigée par le CDC Afrique et l'OMS, en étroite collaboration avec les partenaires internationaux, dans le cadre d'une équipe de gestion des incidents unifiée, d'un plan, d'un budget et d'un système de suivi communs.
Ce plan de préparation et de riposte définit les priorités essentielles pour contenir l’épidémie de variole autour de dix axes, en mettant l’accent sur l’amélioration : (1) de la coordination et du leadership, (2) de la communication sur les risques et auprès des communautés, (3) de la surveillance, (4) des laboratoires, (5) de la prise en charge des cas, (6) de la prévention et du contrôle de l’infection, (7) de la vaccination, (8) de la recherche et de l’innovation, (9) du soutien opérationnel et logistique, et (10) de la continuité des services essentiels. Les interventions sont adaptées aux pays les plus touchés et les plus exposés, en tenant compte de la transmission transfrontalière.
Les États membres sont classés en quatre groupes selon leur niveau de risque afin de mieux orienter les efforts de préparation et de riposte ainsi que l’allocation des ressources : pays connaissant une transmission soutenue, pays présentant des cas sporadiques ou des réservoirs endémiques, pays à risque situés à proximité de zones à haut risque et autres pays maintenant un niveau de préparation régulier. Cette approche garantit une planification ciblée et une utilisation optimale des ressources.
Hormis le coût des vaccins, qui dépend des négociations avec les fabricants et est généralement fourni en nature, le budget prévisionnel pour la période de six mois allant de septembre 2024 à février 2025 s'élève à 599 153 498,00 USD. Sur ce montant, 55 % (329 311 463,00 USD) sont alloués à la riposte à la variole dans 13 États membres touchés et à la préparation dans 15 autres, tandis que 45 % (269 842 035,00 USD) sont alloués à l'appui opérationnel et technique par l'intermédiaire de partenaires. Ce financement est essentiel pour répondre aux besoins immédiats, combler les déficits de capacités et assurer une gestion durable de la variole sur le continent.
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